Chaque mois, dans le magazine Voiles & Voiliers, cette rubrique a l'ambition de rapporter les expériences de navigation qui vous ont marqué, ainsi que les enseignements que vous en avez tirés.Pour que chaque plaisancier puisse en profiter et, peut-être, éviter de commettre les mêmes erreurs.
A tous les marins de bonne volonté, nous proposons donc de nous écrire pour raconter leur propre expérience en contactant par mail : Delphine Fleury
Par ailleurs, sur le site de notre magazine, les forums peuvent vous permettre de réagir rapidement à tout article de cette rubrique, qu'il ait été récemment mis en ligne ou non.
Nous avons tous à apprendre des autres, en mer sans doute plus qu'ailleurs...
Choisir :
L'incroyable déséchouage de Renaud Mary !
Collision miracle à Cowes
Samedi 6 août lors de la régate d’ouverture de la semaine de Cowes en Angleterre, un pétrolier de 265 mètres de long avec 124 000 tonnes de brut à bord est entré en collision avec l’un des participants. Un cameraman qui suivait la course a filmé l’accident qui n’a fort heureusement pas fait de victime. Explications et images vidéo très spectaculaires de cette collision miraculeuse…
Dunkerque, ça promet !
Match-race en Corée, Figaro en Méditerranée, Minis à Douarnenez, habitables et sportboats au Havre et à Dunkerque, il y avait du monde sur l'eau ce week-end, dont quelques Dunkerquois enragés, en M34 à la Normandy Sailing Week, ou en Open 570 dans leurs eaux !
L'affaire Lunven décortiquée
Mardi 26 avril, Nicolas Luven remporte la transat Bénodet-Martinique dans un final spectaculaire, où il devance son poursuivant, Thomas Rouxel, de 165 secondes. Cinq jours plus tard, Nicolas est rétrogradé à la cinquième place. Au-delà de l'émotion et des polémiques soulevées par "l'affaire Lunven", explications point par point.
De dérive en naufrage sur la Brisbane River
Brisbane, capitale de l’état du Queensland et 3ème ville du pays a été sévèrement touchée par les inondations qui frappent le nord est de l’Australie depuis décembre. Le 13 janvier, la Brisbane River, en crue, atteint des niveaux record. Après avoir cassé son mouillage, Orion, un sloop d’une vingtaine de mètres est emporté par le courant, puis heurte un obstacle et commence à couler. A bord, le skipper tarde à quitter son bateau, au risque d’être entrainé sous les eaux boueuses…
Bullens : après cinq océans de sourires, les larmes
Il a galéré lors de la 1ère étape entre La Rochelle et Capetown. Puis a tenté trois fois de prendre le départ de la 2e. Le sort n’a pas voulu que le Belge Christophe Bullens, malgré son courage et sa ténacité, finisse son tour du monde solo. Sur son 60 pieds 5 Oceans of Smile, il a dû abandonner…
Avaries graves pour Escoffier et Le Blevec
Le Rhum est terminé pour les deux leaders de la classe Multi 50. Ce dimanche, à 15h30, l'étrave de la coque centrale de Crêpes Whaou 3 a cédé en avant de la cadène de solent. Moins de dix heures plus tard, le skipper d'Actual constatait une avarie sur le bras avant tribord de son trimaran.
«Nous avons failli couler dans le port de La Ciotat»
La tempête accompagnée d’un coup de mer qui a sévi le 4 mai dernier sur la Côte d’Azur n’a pas seulement endommagé les plages de Nice et de la Croisette. Au port de La Ciotat, les bateaux amarrés dans le bassin Bérouard en ont sévèrement subi les effets. A force de taper contre le quai livré à la houle, le Sun Odyssey 35 Alguimar s’est littéralement ouvert par la jupe.
Ça nous est arrivé : 40 histoires vécues
Au proverbe «prudence est mère de sûreté,» nous pourrions ajouter l’expérience, tellement irremplaçable. Et c’est en concevant le supplément «Spécial été», que vous tenez en main avec ce numéro, que nous nous sommes dit que raconter nos propres histoires vécues en croisière sur le mode de la rubrique «Ça vous est arrivé» serait plus ins- tructif qu’une énième resucée de toute la litanie de conseils que l’on trouve déjà dans les almanachs, Journaux de bord ou autres documents officiels. Car, c’est bien connu, une croisière sans histoires, ça n’existe pas !
Ah ce que vous me faites, marées !
C’est vrai, cette photo ne date pas d’hier. C’est vrai, ça arrive aussi à des voiliers, ces choses-là – surtout à Chausey, fort de ses marnages de 14 mètres. Mais, en ce 1er avril, on avait envie de parler de bateau à moteur ! D’autant que ce plaisancier s’en est très bien sorti au flot…
Surf extrême à Southport Seaway
Côte Est de l’Australie, juillet 2009 : Saltonay, un catamaran de 43 pieds en provenance de Sydney, skippé par Ian Sloan, se rend aux marinas de Goldcoast, agglomération urbaine située au Sud de Brisbane. Suite à un coup de vent, les vagues de la passe d’entrée, nommée Southport Seaway, s’élèvent à 5 mètres de hauteur ! Après une nuit d’attente, le skipper et ses deux équipiers décident de tenter le coup…
Apolloni, né sous une bonne étoile !
Né sous une bonne étoile. C’est assurément le cas de Ricardo Apolloni, concurrent de la Transat 6,50 dont le premier contact avec le Brésil s’est soldé par un échouement dans les rouleaux au Nord de Bahia. Remis à flot par les pêcheurs, réparé avec l’aide de ses concurrents, son Pogo 2 Ma Vie pour MAPEI, a finalement réussi à franchir la ligne d’arrivée à Salvador de Bahia. Avec une bonne nouvelle à la clé !
Une sortie de port fort mouvementée !
Un soir de juin 2009, sur la digue de la marina d’Ala Moana, près de la fameuse plage de Waikiki, à Hawaii. Suite à un coup de vent de Sud-Ouest, le chenal d’accès est balayé par des vagues de cinq mètres, pour le plus grand bonheur des surfeurs. Un voilier tente une sortie très hasardeuse… Giampaolo Cammarota, un ingénieur d'origine italienne reconverti au surf à Maui, a eu la bonne idée d’emporter sa caméra ce jour-là…
Casse cailloux suédois
Le 15 Août 2009, a eu lieu près de Göteborg en Suède le Tjörn Runt. Une régate qui a offert cette année un spectacle détonnant au milieu des innombrables cailloux qui bordent la côte. Et l’occasion de découvrir un littoral magnifique, mais casse-bateaux. Merci à Ulf Klingnäs pour ses images.
America : un cata de 90 pieds pour Alinghi !
Alinghi et son cata géant, Mathieu Richard en tête du World Tour en match-racing, les Extreme 40 à Hyères, les Class 40 aux Sables-d’Olonne, le Tour de France entre Saint-Quay et La Trinité, les médailles françaises aux Jeux Méditerranéens et les 18 Pieds australiens à Carnac… Encore une fin de semaine chargée pour la planète voile qui mérite un «Retour de week-end», pour ne rien rater de l’actualité.
Adrien Hardy : le petit jeune qui remâte seul son Mini 6,50 en plein Atlantique
Dans le Pot au Noir entre Madère et le Brésil lors de la Transat 6,50 2007, le mât aile en de Brossard tombe en un seul morceau, suite à la rupture de sa cadène d’étai. En 6 heures, Adrien Hardy remâte seul sous les grains les 50 kg de carbone de son mât en utilisant son bout dehors comme chèvre, le sécurise avec la sous-barbe, répare sa grand voile avant de repartir comme si de rien n’était. Il termine même la course 6ème sur 83 ! Images en vidéo d’un exploit digne d’Yves Parlier…
L’arrivée à Saint-Malo
En arrivant dans la Manche, le trimaran Laiterie de Saint-Malo se retrouve confronté au problème des manœuvres anticollision sans safran, de nuit, au contact de pêcheurs français qui ne veillent pas forcément à la VHF… Le 6 août 2008, ils arriveront pourtant à franchir la ligne d’arrivée dans le chenal de Saint-Malo, terminant 5e sur 6 dans la catégorie des 50 pieds…
Quels réglages pour naviguer sans safran sur trimaran ?
7 jours après le départ de la transat Québec-Saint-Malo 2008, le trimaran de 50 pieds « laiterie de Saint-Malo » percute une baleine et se retrouve sans safran, 380 milles à l’Est de Terre-Neuve. Loin de baisser les bras, Victorien Erussard et son équipage ont mis au point réglages et astuces qui leur ont permis de parcourir les 2100 milles qui les séparaient de Saint Malo.
22 nœuds sans safran !
Une semaine après le départ de la Transat Québec/Saint-Malo 2008, le trimaran de 50 pieds Laiterie de Saint-Malo percute une baleine alors qu’il fait route à 20 nœuds – et se retrouve sans safran à 380 milles de Terre-Neuve. Le skipper, Victorien Erussard, et ses trois équipiers, décident de continuer leur route – 2 000 milles vers la France – en dirigeant leur multicoque uniquement à l’aide des voiles !
"Je suis passé à l'eau pendant une course en solitaire"
Cap Istanbul 2008, épreuve en solitaire du circuit Figaro. La deuxième étape est lancée depuis quelques heures, au Sud de la Sardaigne, lorsqu'à la tombée de la nuit un violent orage s'abat sur la flotte. Christophe Bouvet, sur le bateau SIRMA, est brutalement projeté à l'eau. Alertés par un concurrent, les vingt-huit solitaires abandonnent la course pour se lancer à sa recherche. Quatre heures après sa chute, le naufragé est repêché, sain et sauf.
"Après un démâtage, nous avons réparé notre espar nous-mêmes"
Valérie et Mario, partis du Québec quatre ans plus tôt, sont à quelques heures de l'arrivée aux îles Vanuatu (Pacifique) quand leur voilier démâte. L'espar est coupé en deux. Leur bateau n'étant pas assuré, l'équipage n'a pas d'autre choix que de réparer lui-même, une fois à terre.
Quatre garçons sans safran !
Alors qu'il fait route à 20 nœuds, à 380 milles dans l'Est de Terre-Neuve, Laiterie de Saint-Malo, le trimaran de Victorien Erussard, percute une baleine et perd son safran. Les quatre Malouins du bord parviennent à diriger le bateau privé de gouvernail, par la seule force des voiles, pendant plus de 2000 milles, jusqu'à la ligne d'arrivée. Une belle leçon de courage et de sens marin.
«J’ai fait demi-tour devant le raz Blanchard»
Six amis louent un Sun Shine à Cherbourg, pour un week-end de voile en Angleterre. La météo étant mauvaise, ils décident de limiter leur ambition à Aurigny, mais de partir dès la nuit. Dans un moment de doute, le skipper décide de faire demi-tour. Sage décision…
«Nous nous sommes échoués dans le golfe du Saint-Laurent !»
Moins de 24 heures après le départ de la transat Québec/Saint-Malo, Tanguy de Lamotte et son équipage mènent la flotte des Class 40 – mais la descente du fleuve Saint-Laurent leur réserve une mauvaise surprise… Récit retranscrit de Tanguy de Lamotte.
Hauts-fonds et marée descendante : gare à l'échouement
Au petit matin dans le brouillard, marée descendante dans le Saint-Laurent. L'équipage du Class 40 Novedia Group-SET Environnement a rasé la côte... d'un peu trop près.
«Nous nous sommes échoués… sur l’A7»
Plaisancier adepte du transportable, ce jeune retraité s’adonne depuis trois ans à de longues croisières entre mers et canaux à bord d’un Bi-Loup 77 NV. Après trente ans passés à transporter ses voiliers derrière lui, la conduite avec remorque n’était pas un souci pour Gérard. Jusqu’à ce jour du mois d’août…
«Je suis tombé en panne à cause de bactéries dans le gasoil»
Caroline, Laurent et leurs deux enfants naviguent depuis sept ans entre la Méditerranée et les Antilles. Une première fois, leur gasoil a été infecté par des bactéries à Trinidad. La seconde fois, l’hiver dernier en Andalousie, ils décident de tout faire pour se débarrasser de ces algues de malheur qui font caler les moteurs.
«Nous nous sommes échoués entre Houat et Hoëdic»
Quittant Belle-Ile pour rejoindre l’embouchure de la Vilaine, Nicolas choisit d’emprunter le chemin le plus court – le passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic. Mais le vent souffle fort, et il ne connaît pas bien ce coin semé de dangers : son bateau se retrouve sur les rochers.
«J’ai été percuté par une baleine»
Fin d’une croisière estivale en famille aux Baléares. A bord de son Etap 35, Claudio effectue seul la traversée retour vers Barcelone. A 50 milles de l’arrivée, il voit, tout près, trois souffles de baleines. Il se précipite à l’intérieur pour prendre sa caméra – et se trouve soudain violemment projeté contre la cloison avant.
«Mon bateau a coulé à cause d’une voie d’eau introuvable»
Rhum 2006. Didier Levillain, concurrent pour la troisième fois, prend le départ à bord d’un First 42. Au Nord du cap Finisterre, son Classe 3 est couché par une déferlante. Tout semble être rentré dans l’ordre, quand le skipper s’aperçoit que son bateau fait eau. Quelques heures plus tard, il doit être hélitreuillé, laissant son voilier couler inexorablement.
«Nous avons été coulés par un ferry»
C’est une calme nuit d’été, entre Italie et Corse, au retour d’une croisière en famille. Clarisse, 18 ans, de quart avec sa mère restée dans le carré, remarque sur l’avant un bateau dont elle voit le feu vert. Il est loin, et devrait passer devant. Quand elle réalise qu’il s’est rapproché à très grande vitesse en route de collision, il est déjà trop tard…
«J’ai sous-estimé les risques d’une traversée sans moteur»
Parti seul des Baléares sur son voilier de 14 mètres pour rentrer à Port-Camargue, Antoine ne se doute pas que la panne de son moteur va devenir un vrai handicap. Entre pétole et coup de vent, fuite et cape sèche, il arrive finalement à bon port, grâce au soutien du CROSS et du sémaphore du cap Béar.
«Nous avons parcouru 800 milles sans safran»
Alors qu’ils sont au beau milieu de leur première traversée de l’Atlantique, le pilote automatique se met en alarme. Inspection faite, c’est toute la pelle du safran de leur Océanis 390 qui a disparu. Pour Gérard et Agnès commence alors une longue navigation de 800 milles sans gouvernail, durant laquelle, grâce à la BLU, se crée une vraie chaîne de solidarité.
«J’ai passé dix heures dans mon radeau de survie avant d’être secouru»
François Petit participe à la Transquadra à bord de son Figaro 1 LD Lines. Au milieu de la deuxième étape, entre Madère et la Martinique, son voilier démâte et coule. Sans paniquer, François embarque dans son radeau de survie. Il y passera dix heures avant d’être secouru par un autre concurrent. Récit à deux voix.
«Nous avons été pris dans un mini-cyclone en Turquie»
Jeanine et Paul naviguent ensemble depuis trente ans. Le 2 octobre dernier, en Turquie, ils sont surpris par un coup de vent aussi bref que violent – un météorologue emploie le terme de «mini-cyclone» – qui les prive de visibilité. Heureusement, le skipper parvient à ne pas perdre le Nord.
«J’ai rejoint Dakar sous gréement de fortune»
Lors de la deuxième étape de la Transat 6,50, à 400 milles du Cap-Vert, le Pogo 1 de Louis Duc démâte. Le concurrent de 22 ans s’emploie alors à réaliser un beau gréement de fortune, qui lui permet de rallier Dakar sans assistance.
«Nous avons passé quatre jours à la dérive sur notre cata de sport !»
Employés comme marins à bord d’un yacht basé à Saint-Martin, Timmy et Juliet profitent de leur jour de congé pour aller naviguer sur leur Hobie Cat 16. A cause d’une voie d’eau dans un des flotteurs, leur petite virée se transforme en quatre jours de dérive en pleine mer…
«J’ai été éperonné par un cargo»
Loueur de voiliers à Granville et moniteur d’école de croisière, Marc participe pour la cinquième fois à la Solitaire
du Figaro. C’est par une météo corsée que se déroule la dernière étape de l’édition 2005, entre l’Irlande et la Vendée. A la fin de la première nuit, alors que le skipper vient d’être pointé en tête, son monocoque est éperonné par un cargo. Récit…
«J’ai chaviré en cata de sport dans une eau glaciale»
Début avril, Pierre effectue sa première sortie de l’année sur le lac de Neuchâtel, en Suisse, pour étrenner son nouveau cata de sport. Un coup de vent brutal et inattendu le fait dessaler. Cela n’aurait rien d’inquiétant, s’il ne faisait pas aussi froid…
«Mon bateau a coulé lors du cyclone Ivan»
Gilbert était en escale à Grenade, le 7 septembre dernier, lorsque le cyclone Ivan a ravagé l’île des Antilles. Son voilier, au mouillage dans la baie de Saint-George’s, a coulé. Le ketch de 17 mètres a pu être renfloué et rentrer en Guadeloupe grâce à la solidarité des plaisanciers. Récit. Par Gilbert Torrent.
«Mon bateau a été frappé par la foudre»
En septembre 2004, à Port- Camargue, Bertrand participe à sa première course en solitaire
sur son Pogo 6.50 Colibri. Un violent orage rattrape la flotte pendant la nuit et la foudre s’abat sur son voilier – heureusement insubmersible !
«Je suis passée par-dessus bord»
Une jeune biologiste suisse de 26 ans embarque avec deux amis sur une goélette de 16 mètres à destination du Cap-Vert. Cueillis par un violent coup de vent, les trios équipiers sont à bout de force lorsqu’une vague couche le bateau et envoie les deux jeunes filles par-dessus bord. Toutes deux seront sauvées. Récits croisés d’une des deux rescapées, du pilote de l’avion et du plongeur de l’hélicoptère.
«Ma chaîne a cassé et mon bateau est allé dans les rochers»
Comme chaque année depuis dix-sept ans, Michel effectue une croisière aux Baléares. Alors que le vent doit fraîchir à 20 ou 25 nœuds, il décide de rester dans la petite crique où son Dufour 35 est mouillé depuis trois jours, confiant dans la tenue de son mouillage. Il se retrouvera pourtant drossé sur les rochers…
«Nous avons fait le plein de gasoil au milieu de l’Atlantique !»
En mai 2003, les équipages d’Adagio et de Vaïnui reviennent des Antilles. Encalminés, bientôt à cours de carburant, ils discutent à la VHF quand une voix se joint à eux. C’est un membre d’équipage d’un pétrolier géorgien… qui se propose de se dérouter pour leur fournir du gasoil !