Chaque mois, dans le magazine Voiles & Voiliers, cette rubrique a l'ambition de rapporter les expériences de navigation qui vous ont marqué, ainsi que les enseignements que vous en avez tirés.Pour que chaque plaisancier puisse en profiter et, peut-être, éviter de commettre les mêmes erreurs.
A tous les marins de bonne volonté, nous proposons donc de nous écrire pour raconter leur propre expérience en contactant par mail : Delphine Fleury
Par ailleurs, sur le site de notre magazine, les forums peuvent vous permettre de réagir rapidement à tout article de cette rubrique, qu'il ait été récemment mis en ligne ou non.
Nous avons tous à apprendre des autres, en mer sans doute plus qu'ailleurs...
Choisir :
«Nous nous sommes échoués… sur l’A7»
Plaisancier adepte du transportable, ce jeune retraité s’adonne depuis trois ans à de longues croisières entre mers et canaux à bord d’un Bi-Loup 77 NV. Après trente ans passés à transporter ses voiliers derrière lui, la conduite avec remorque n’était pas un souci pour Gérard. Jusqu’à ce jour du mois d’août…
«Je suis tombé en panne à cause de bactéries dans le gasoil»
Caroline, Laurent et leurs deux enfants naviguent depuis sept ans entre la Méditerranée et les Antilles. Une première fois, leur gasoil a été infecté par des bactéries à Trinidad. La seconde fois, l’hiver dernier en Andalousie, ils décident de tout faire pour se débarrasser de ces algues de malheur qui font caler les moteurs.
«Nous nous sommes échoués entre Houat et Hoëdic»
Quittant Belle-Ile pour rejoindre l’embouchure de la Vilaine, Nicolas choisit d’emprunter le chemin le plus court – le passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic. Mais le vent souffle fort, et il ne connaît pas bien ce coin semé de dangers : son bateau se retrouve sur les rochers.
«J’ai été percuté par une baleine»
Fin d’une croisière estivale en famille aux Baléares. A bord de son Etap 35, Claudio effectue seul la traversée retour vers Barcelone. A 50 milles de l’arrivée, il voit, tout près, trois souffles de baleines. Il se précipite à l’intérieur pour prendre sa caméra – et se trouve soudain violemment projeté contre la cloison avant.
«Mon bateau a coulé à cause d’une voie d’eau introuvable»
Rhum 2006. Didier Levillain, concurrent pour la troisième fois, prend le départ à bord d’un First 42. Au Nord du cap Finisterre, son Classe 3 est couché par une déferlante. Tout semble être rentré dans l’ordre, quand le skipper s’aperçoit que son bateau fait eau. Quelques heures plus tard, il doit être hélitreuillé, laissant son voilier couler inexorablement.
«Nous avons été coulés par un ferry»
C’est une calme nuit d’été, entre Italie et Corse, au retour d’une croisière en famille. Clarisse, 18 ans, de quart avec sa mère restée dans le carré, remarque sur l’avant un bateau dont elle voit le feu vert. Il est loin, et devrait passer devant. Quand elle réalise qu’il s’est rapproché à très grande vitesse en route de collision, il est déjà trop tard…
«J’ai sous-estimé les risques d’une traversée sans moteur»
Parti seul des Baléares sur son voilier de 14 mètres pour rentrer à Port-Camargue, Antoine ne se doute pas que la panne de son moteur va devenir un vrai handicap. Entre pétole et coup de vent, fuite et cape sèche, il arrive finalement à bon port, grâce au soutien du CROSS et du sémaphore du cap Béar.
«Nous avons parcouru 800 milles sans safran»
Alors qu’ils sont au beau milieu de leur première traversée de l’Atlantique, le pilote automatique se met en alarme. Inspection faite, c’est toute la pelle du safran de leur Océanis 390 qui a disparu. Pour Gérard et Agnès commence alors une longue navigation de 800 milles sans gouvernail, durant laquelle, grâce à la BLU, se crée une vraie chaîne de solidarité.
«J’ai passé dix heures dans mon radeau de survie avant d’être secouru»
François Petit participe à la Transquadra à bord de son Figaro 1 LD Lines. Au milieu de la deuxième étape, entre Madère et la Martinique, son voilier démâte et coule. Sans paniquer, François embarque dans son radeau de survie. Il y passera dix heures avant d’être secouru par un autre concurrent. Récit à deux voix.
«Nous avons été pris dans un mini-cyclone en Turquie»
Jeanine et Paul naviguent ensemble depuis trente ans. Le 2 octobre dernier, en Turquie, ils sont surpris par un coup de vent aussi bref que violent – un météorologue emploie le terme de «mini-cyclone» – qui les prive de visibilité. Heureusement, le skipper parvient à ne pas perdre le Nord.
«J’ai rejoint Dakar sous gréement de fortune»
Lors de la deuxième étape de la Transat 6,50, à 400 milles du Cap-Vert, le Pogo 1 de Louis Duc démâte. Le concurrent de 22 ans s’emploie alors à réaliser un beau gréement de fortune, qui lui permet de rallier Dakar sans assistance.
«Nous avons passé quatre jours à la dérive sur notre cata de sport !»
Employés comme marins à bord d’un yacht basé à Saint-Martin, Timmy et Juliet profitent de leur jour de congé pour aller naviguer sur leur Hobie Cat 16. A cause d’une voie d’eau dans un des flotteurs, leur petite virée se transforme en quatre jours de dérive en pleine mer…
«J’ai été éperonné par un cargo»
Loueur de voiliers à Granville et moniteur d’école de croisière, Marc participe pour la cinquième fois à la Solitaire
du Figaro. C’est par une météo corsée que se déroule la dernière étape de l’édition 2005, entre l’Irlande et la Vendée. A la fin de la première nuit, alors que le skipper vient d’être pointé en tête, son monocoque est éperonné par un cargo. Récit…
«J’ai chaviré en cata de sport dans une eau glaciale»
Début avril, Pierre effectue sa première sortie de l’année sur le lac de Neuchâtel, en Suisse, pour étrenner son nouveau cata de sport. Un coup de vent brutal et inattendu le fait dessaler. Cela n’aurait rien d’inquiétant, s’il ne faisait pas aussi froid…
«Mon bateau a coulé lors du cyclone Ivan»
Gilbert était en escale à Grenade, le 7 septembre dernier, lorsque le cyclone Ivan a ravagé l’île des Antilles. Son voilier, au mouillage dans la baie de Saint-George’s, a coulé. Le ketch de 17 mètres a pu être renfloué et rentrer en Guadeloupe grâce à la solidarité des plaisanciers. Récit. Par Gilbert Torrent.
«Mon bateau a été frappé par la foudre»
En septembre 2004, à Port- Camargue, Bertrand participe à sa première course en solitaire
sur son Pogo 6.50 Colibri. Un violent orage rattrape la flotte pendant la nuit et la foudre s’abat sur son voilier – heureusement insubmersible !
«Je suis passée par-dessus bord»
Une jeune biologiste suisse de 26 ans embarque avec deux amis sur une goélette de 16 mètres à destination du Cap-Vert. Cueillis par un violent coup de vent, les trios équipiers sont à bout de force lorsqu’une vague couche le bateau et envoie les deux jeunes filles par-dessus bord. Toutes deux seront sauvées. Récits croisés d’une des deux rescapées, du pilote de l’avion et du plongeur de l’hélicoptère.
«Ma chaîne a cassé et mon bateau est allé dans les rochers»
Comme chaque année depuis dix-sept ans, Michel effectue une croisière aux Baléares. Alors que le vent doit fraîchir à 20 ou 25 nœuds, il décide de rester dans la petite crique où son Dufour 35 est mouillé depuis trois jours, confiant dans la tenue de son mouillage. Il se retrouvera pourtant drossé sur les rochers…
«Nous avons fait le plein de gasoil au milieu de l’Atlantique !»
En mai 2003, les équipages d’Adagio et de Vaïnui reviennent des Antilles. Encalminés, bientôt à cours de carburant, ils discutent à la VHF quand une voix se joint à eux. C’est un membre d’équipage d’un pétrolier géorgien… qui se propose de se dérouter pour leur fournir du gasoil !